Clinique Vétérinaire Douville inc.
5975 boul. Laurier ouest, Saint-Hyacinthe (QC), J2S 3W1
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Nos animaux de compagnie et les parasites

Les parasites chez les petits animaux représentent malheureusement un point actif continuel tout au long de leur vie. Sauf bien entendu pour l’animal qui ne sort JAMAIS de sa maison… mais encore! Attention JAMAIS ne donne pas le droit à une ou deux minutes sur la terrasse… car il s’agit d’un passage furtif de votre animal à l’extérieur pour qu’il ait le temps de trouver et inspecter la selle d’un passager clandestin ou pour que quelques puces, qui justement l’attendaient, y trouvent refuge!

On peut aussi parfois réussir nous même à rapporter ces indésirables puces dans nos vêtements et une fois rentrées chez nous, elles trouveront leur cible convoitée, c’est-à-dire notre animal.

Les parasites les plus connus sont bien entendu les PUCES, mais aussi les VERS INTESTINAUX, de là le mot vermifuge dont plusieurs connaissent l’existence, mais dont peu réalisent par contre l’importance de leur présence, beaucoup plus discrets en apparence, leur habitacle étant l’intérieur de nos petits compagnons!

Un autre parasite assez bien connu est le VERS DU COEUR, parasite beaucoup moins fréquent que les puces, mais dont les conséquences peuvent par contre être dramatiques pour la santé de notre animal.

La TIQUE, de son côté est un parasite qui gagne en popularité dans les dernières années et est maintenant déclaré officiellement endémique ( c’est-à-dire qu’elle survit à notre hiver québécois et a donc élu officiellement domicile ici ) en Montérégie.

Finalement les parasites suivants sont moins connus de la population en général, mais sont eux aussi malheureusement très présents dans la vie de nos petits compagnons. On parle ici des MITES D’OREILLES, des MITES DE CORPS et des PROTOZOAIRES (parasites intestinaux microscopiques).

Il est important de contrôler tous ces indésirables, car nos petits compagnons partagent souvent de très près notre quotidien et malheureusement plusieurs de ces parasites peuvent nous  être transmissibles et engendrer parfois des circonstances sérieuses. Le style de vie de notre animal, sa santé en générale et l’entourage humain qu’il côtoie sont à considérer pour définir de manière adéquate, les besoins en dépistage, traitement et  prévention des parasites externes et internes.

VOICI SOUS 3 ANGLES DIFFÉRENTS COMMENT CONSIDÉRER SI VOTRE ANIMAL OU VOUS-MÊME ÊTES PLUS À RISQUES DE COHABITER OU SUBIR LA PRÉSENCE DES PARASITES

Risques accrus selon le style de vie de notre animal :

  • Animaux passant beaucoup de temps à l’extérieur
  • Animaux adultes qui chassent et ingèrent leurs proies
  • Animaux gardés en groupes
  • Animaux en contact avec des animaux de la faune
  • Animaux errants
  • Animaux trouvés
  • Ceux gardés dans un environnement fortement contaminé
  • Animaux se rendant dans des régions enzootiques (Tropiques, Sud des États-Unis)
  • Animaux participants à des expositions ou à des compétitions
  • Usage de certains parcs à chien

Selon la santé et la physiologie de notre animal

Plusieurs de ces points impliquent un système immunitaire plus faible et entraînent donc un risque accru de contracter et excréter des parasites.

  • Animaux de moins de 24 mois ou très âgés
  • Gestation ou lactation
  • Animaux recevant un traitement stéroïdien contre l’allergie
  • Chirurgie majeure récente
  • Malnutrition ou alimentation crûe
  • Diabète
  • Animaux provenant de chenil ou de chatterie mal tenus
  • Coprophagie (animal qui mange ses selles ou celles des autres animaux)
  • Présence de parasites

Une prévention plus importante devra aussi être considérée selon l'entourage humain de l'animal

  • Enfant d’âge préscolaire
  • Personnes âgées
  • Malnutrition
  • Diabète
  • Grossesse
  • Allaitement
  • Prise de médicaments anti-allergies
  • Stress
  • Sida
  • Traitement immunosuppresseur pour le cancer
  • Pneumonies

Maintenant quelques statistiques intéressantes et éloquentes …

SAVIEZ-VOUS QUE la compilation (faite en 2009) d’analyse de matières fécales (selles) ici même à la FMV (Faculté de Médecine Vétérinaire) de Saint-Hyacinthe a révélé les résultats suivants :

Chez le chat

14% des chats excrètent des éléments parasitaires transmissibles à l’homme tous âges confondus! Plus particulièrement 29.5% des chatons âgés de moins d’un an en excrètent, c’est-à-dire environ 1 sur 3, et 8% pour les chats de plus d’un an, c’est-à-dire 1 sur 10!

Chez le chien

En moyenne 21.2% des chiens, c’est-à-dire 1 chien sur 5, tous âges confondus, excrètent des éléments parasitaires transmissibles à l’homme dans leurs selles. Plus particulièrement, 45.3% chiots, c’est-à-dire environ 1 sur 2 de moins d’un an et 10.6% des autres chiens, c’est-à-dire 1 sur 10!

Ces éloquentes statistiques sont de loin beaucoup plus favorables, pour toute personne côtoyant un animal, de rencontrer certains de ces indésirables dans leur vie que de gagner à la loterie! Pour la grande majorité par contre, ils sont invisibles et même très souvent (75 à 80% du temps pour les parasites intestinaux ) votre chien aura peut-être des selles en apparence pour vous tout à fait normale. Mais détrompez-vous, ils sont beaucoup trop souvent, juste là…