Clinique Vétérinaire Douville inc.
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Adopter un animal

Adopter un animal

L ‘adoption d’un nouveau compagnon comporte plusieurs facettes auxquelles il faut penser afin de bien préparer la venue de notre animal et faire les bons choix.

L’ESPÉRANCE DE VIE DE VOTRE COMPAGNON

Il est bien évident qu’un compagnon à quatre pattes (chat ou chien) est un fantastique projet d’amour et d’amitié, mais il est très important de réaliser que c’est aussi un engagement à long terme qui entraîne des responsabilités quotidiennes. De nos jours il n’est pas rare de voir des chats vivre jusqu’à l’âge de 15 à 20 ans. Certaines petites races de chiens dépassent fréquemment l’âge de 15 ans et même plusieurs chiens de grandes races s’approchent parfois du 15 ans. Tout comme l’être humain, les animaux domestiques les accompagnants bénéficient aujourd’hui d’aliments de meilleure qualité et de soins de santé préventifs et curatifs de fines pointes leur permettant ainsi de vivre plus longtemps.

LES BESOINS DE BASE DE VOTRE COMPAGNON

MANGER : bien entendu plus votre compagnon est de grande taille, plus le budget alloué à son alimentation sera important. Entre un chien de petite taille et un chat, l’alimentation du chat sera un peu plus coûteuse, car le chat a besoin de plus de protéines (étant davantage carnivore) et c’est la portion la plus dispendieuse dans la composition d’une diète de base.

Il faut réaliser que certains chiens sont parfois aussi massifs qu’un humain (par exemple, un chien de race Saint-Bernard adulte pèsera facilement 150lbs à l’âge adulte). En sachant cela, nous comprenons pourquoi il est impossible de penser le nourrir avec seulement 30$ par mois. Que mangerions-nous nous-mêmes pour ce montant par mois ?

BOUGER : il est très important de prévoir du temps pour s’occuper de notre compagnon que ce soit un chat ou un chien. Bien entendu, les besoins en activités diffèrent entre chats et chiens et même entre les différentes races. Il faut donc bien se renseigner sur la race de notre compagnon pour connaître son tempérament et ses besoins en activités. Même si nos chats semblent heureux de vivre seulement à l’intérieur, il faut absolument enrichir leur environnement. Référez-vous à l’article ci-dessus pour savoir comment optimiser l’environnement des chats. https://www.veterinairedouville.com/fiches/enrichir-lenvironnement-de-nos-chats-de-maison

Bien que nous devons passer du temps à jouer avec nos chats, ils seront bien entendu moins demandant qu’un chien qui doit faire minimum une à deux marches par jour afin d’être stimulé et équilibré. Un bon exemple de besoins différents entre races serait de comparer les besoins en action d’un chien de race Jack Russel par rapport à un chien de race Shih Tzu. Deux chiens de petites races ayant des besoins énergétiques très différents. L’un comme l’autre ne conviendrait pas à n’importe qu’elle personne ou famille.

https://www.veterinairedouville.com/fiches/choix-du-bon-compagnon-canin

Lorsque ce besoin essentiel de stimulation et d’actions n’est pas comblé, notre animal peut développer de très mauvais comportements qui vont nous désemparer et mettre à l’épreuve notre patience et notre tolérance. Il est donc essentiel de pouvoir passer du temps avec nos animaux. C’est un être vivant qui ressent des émotions et de la douleur tout comme nous et qui a des besoins de base qui doivent être comblés, besoins variant beaucoup d'une race à l'autre. Ce n’est pas un objet, comme c’est malheureusement considéré sur le marché des ventes et des lois.

ÉLIMINER : tout être vivant a bien entendu besoin d’éliminer et ce besoin doit évidemment s’exécuter et ensuite être disposé de façon responsable et idéalement au fur et à mesure. Lors de chaque promenade avec toutou, vous avez la responsabilité d’apporter des sacs pour la disposition des selles. Malheureusement, de par leur mode d’exploration, nos petits compagnons sont toujours intéressés de vérifier qui est passé avant eux en inspectant les besoins éliminés par les autres. C’est tout à fait naturel pour nos amis canins, mais pas l’idéal lorsque l’on sait que c’est la cause la plus commune de la transmission de parasites intestinaux et que nos chiens partagent d’aussi prêt nos vies quotidiennes. Il est donc primordial pour le respect de tous et chacun et pour une question d’hygiène de base de ramasser les besoins (les selles bien entendues) de son chien aussitôt qu’il s’exécute et d’en disposer convenablement aux poubelles ou, dans certaines municipalités, au recyclage-compostage. Si les besoins s’exécutent dans notre cour ou dans la maison sur une surface appropriée, il faut au minimum un ramassage quotidien, ceci permettant au moins de diminuer énormément le risque de transmission de certaines maladies et parasites. Bien entendu si notre animal est malade, on ne le promènera pas ailleurs que chez nous et le ramassage devra se faire au fur et à mesure.

Pour ce qui est des chats, ceux qui vivent à l’intérieur devront avoir leur bac à litière vidé de leurs besoins quotidiennement et pour ceux qui vont à l’extérieur, ils ne devraient s’exécuter que sur notre terrain, mais ce n’est bien entendu pas chose facile si notre chat est complètement libre à l’extérieur. Dans ces cas il est important de connaître les règlements municipaux de notre ville et de discuter avec nos voisins concernant les allées et venus de notre chat et de s’assurer de faire bon voisinage. Comme les chats enterrent leurs besoins d’emblée, leur ramassage n’est évidemment pas chose évidente. Il est donc fortement recommandé de toujours porter des gants lorsque vous faites du jardinage si vous avez un chat qui va à l’extérieur ou si de vos voisins ont un chat qui va à l’extérieur. Bien entendu disposer des selles que vous trouverez peut-être, de la même manière que pour les selles des chiens.

L’AFFECTION : ils ont tous besoin de marques d’affection, mais attention l’affection pour un chien n’égale pas d’emblée des gros câlins et des bisous. La plupart des chiens n’apprécient pas nécessairement ces marques d’affection, ils préféreront les caresses, petits massages ou grattages plus particulièrement au cou et au thorax et parfois au dos. Il faut donc bien observer son compagnon lors de ces petits moments de tendresse et s’assurer qu’il apprécie nos marques d’attention. Ne jamais oublier que c’est un animal et pas un humain !075-copy.jpg (grande - 400 x 400 free)

Pour ce qui est des chats, alors là il faut être encore plus à l’écoute et préférablement laisser notre chat décider du moment de la journée pour ces petites marques d’attention. Ils sont beaucoup plus indépendants en général que les chiens, tiennent à prendre les décisions eux-mêmes et ne rien se faire imposer. Un chat sera d’autant plus affectueux si vous le laissez venir à vous que si vous tentez constamment de faire les premiers pas lorsqu’il n’en a pas envie. Il finira par chercher à davantage se cacher s’il vous associe à un désagrément potentiel lorsque vous vous approchez. Si vous le laissez prendre les initiatives, il pourra vous surprendre et vous inonder plus que vous ne pouviez l’imaginer de petites crises d’affection. Encore une fois, évitez les gros câlins et les bisous,  ils apprécieront en général beaucoup plus les caresses et grattages dans le cou et au pourtour des oreilles. Soyez observateur et à l’écoute.

UN TOIT : Tous nos petits compagnons ont bien entendu besoin d’un toit tout particulièrement ici au Québec, où il n’y a pas tous les jours une température des plus clémentes. Évidemment pour la plupart, votre compagnon cohabitera dans la maison avec vous et il faut s’y préparer et prévoir le nécessaire surtout au début. Il sera parfois préférable d’avoir une cage qui sera utilisée au besoin et prévoir un endroit où notre compagnon peut se réfugier pour être tranquille au besoin. L'important est qu'il puisse avoir son petit refuge lorsqu'il en ressent le besoin, pour ne pas être dérangé. Pour les chats, un arbre à chat ou des tablettes en hauteur c’est l’idéale. Les chats aiment observer leur territoire de haut.

Il faut aussi penser à un toit pour notre compagnon lorsque nous partons en vacances ou autres séjours temporaires et qu’il ne peut pas nous accompagner (voir les vacances). Il faudra à ce moment prévoir comment s’organiser. Quelqu’un peut venir à la maison tous les jours, ou notre compagnon peut aller en visite dans la famille ou parfois ce sera en chenil ou pension qu’il sera dirigé. Il faut y penser et être toujours prêt, car la plupart des pensions demandent des vaccins spécifiques pour le séjour de votre animal.

LES SOINS VÉTÉRINAIRES PRÉVENTIFS ET CURATIFS

Comme pour nous même, les soins médicaux font partie de la routine à prévoir pour notre compagnon. La différence par contre est qu’il n’y a pas de « carte soleil » pour lui et qu’il faudra donc y avoir pensé AVANT son arrivée. C’est pour cette raison qu’il est important de s’être préparé un budget.

Évidemment, pour les soins curatifs (soigner les maladies et incidents) nul ne peut prévoir un budget coulé dans le béton, car ce sont toujours des imprévus. Il faut donc être très prévoyant et allouer une partie de notre budget en vue de ces imprévus potentiels ou d’avoir un régime d’assurance pour notre animal.

Il existe des polices d’assurance (Petsecure, Desjardins) auxquels vous pouvez choisir de souscrire qui sont parfois bien intéressante et qui permettent de pallier à beaucoup d’imprévus et ils incluent parfois même les soins de base annuels pour notre petit compagnon. Bien entendu, il est impératif de souscrire à ces plans lors de l’adoption de notre compagnon, car si nous attendons que la maladie frappe notre animal avant de souscrire à la police d'assurance, c’est le même principe qu’avec les assurances pour nous-mêmes, les plans auront des clauses restrictives et deviendront beaucoup moins avantageux.

https://www.veterinairedouville.com/fiches/Assurance-chat-chien

La deuxième méthode consiste à la bonne vieille manière qui est d’allouer un montant mensuel auquel on ne touche pas et qui s’accumule pour notre fidèle ami de mois en mois et qui sera là, dans nos économies, si le besoin se présente. Le problème avec cette méthode, c’est que si un accident survient dans les premiers mois de l’animal, il se peut que nous n’ayons pas encore assez d’économie.

Exemple classique d’une situation déchirante... La famille décide que Zoé aura des bébés pour faire vivre à tous, une belle expérience. Le temps venu, Zoé n’arrive pas à mettre ses petits rejetons au monde sans assistance et devra être vue d’urgence et subir une césarienne. Évidemment comme chez la femme c’est très souvent la nuit que surviendra ce moment et il faudra donc en plus avoir recours à des soins d’urgence de nuit, ce qui occasionnera davantage de déboursés pour cette aventure qui n’avait pas du tout été imaginée ainsi. Dépendamment de la situation exacte et de l’heure du jour ou de la nuit qu’aura lieu l’aventure, les frais vont facilement varier entre 500.00 $ et 1500.00 $ et devraient toujours être prévus dans le budget avant de prendre la décision que Zoé a des bébés.

Pour les soins préventifs, il est un peu plus facile de prévoir un certain budget et il est important d’en prévoir un. Car il vaut toujours mieux prévenir que guérir.

Les points classiques de base à prévoir sont les suivants :

Dans la première année, il y aura les premiers examens et vaccins qui, en général, se font en 2 ou 3 séances. Afin de prévenir les problèmes de comportement en vieillissant, il serait utile de prévoir un budget pour des cours d’entraînement ou consultation en comportement de base. C’est au tout jeune âge que le caractère de notre animal se forme, il est donc important d’y voir dans cette période. Le traitement des parasites (puces, vers intestinaux, mites de corps, vers du cœur, etc…) et la prévention annuelle des parasites sont aussi très importants à prévoir. Il faut aussi penser au budget pour la stérilisation qui est fortement recommandé. Pour plus de renseignements sur la stérilisation de nos compagnons, référez-vous à l’article ci-dessous :

https://www.veterinairedouville.com/fiches/pourquoi-faire-steriliser-mon-chien

https://www.veterinairedouville.com/fiches/pourquoi-faire-steriliser-mon-chat

Par la suite, un examen annuel et suivi en vaccination est à prévoir, car il n’existe aucun vaccin bon à vie.

https://www.veterinairedouville.com/fiches/les-vaccins-chez-le-chien

https://www.veterinairedouville.com/fiches/les-vaccins-chez-le-chat

Des soins d’hygiène dentaire font aussi partie des soins réguliers à envisager, aussi bien pour le bien-être et la santé de votre compagnon que pour une raison d’hygiène et de santé pour vous-même. Le tartre dentaire est formé d’au moins 80 % de bactéries qui ne sont pas nécessairement toutes sans offenses pour notre santé. C’est la même chose pour nous même. Chez les chats et encore plus chez les petites races de chiens, les nettoyages dentaires sur une base régulière (chaque 1 ou 2 ans) sont plus fréquents.

https://www.veterinairedouville.com/fiches/hygiene-dentaire-chats-chiens

Un dernier point important à prévoir est lorsque vous partez en vacances et que votre compagnon doit aller en pension. Il faudra prévoir des vaccins à jour et ils vous seront exigés dans la plupart des chenils. Votre chien devra être vacciné, en plus des vaccins de base et de rage, avec un vaccin pour la toux de chenil, maladie respiratoire contagieuse assez fréquente.

Dernier point notable est le fait que si nous envisageons plus d’un compagnon il faudra alors multiplier le temps pour chacun, l’espace, la nourriture, l’entretien, les caresses, les soins et le budget par le nombre de compagnons dans notre maison.

Bien entendu, lorsque tout est bien planifié, l’aventure sera des plus enrichissante et gratifiante, car votre compagnon vous sera toujours fidèle et vous le rendra chaque jour au centuple!!